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Liste noire AMF 2026 : comment vérifier un broker en 2 minutes

Plus de 1 200 brokers et plateformes crypto frauduleux figurent sur la liste noire AMF. Voici la méthode à suivre pour vérifier en 2 minutes qu'un courtier ou un exchange est bien régulé avant d'y confier vos économies.

Équipe juridique Recours Arnaques · Rédaction
Relu par Me René Boumel , avocat au Barreau de Paris
14 janvier 2026 5 min de lecture Mis à jour le 17/04/2026

Chaque année, l'Autorité des marchés financiers (AMF) ajoute plusieurs centaines d'entités à sa liste noire. Ces acteurs, non autorisés à démarcher des résidents français, sont à l'origine de la quasi-totalité des arnaques à l'investissement et au trading qui nous sont rapportées. Bonne nouvelle : vérifier la légitimité d'un courtier prend moins de deux minutes. Mauvaise nouvelle : cette vérification est rarement faite avant le premier virement.

Chiffres clés

Au 1er janvier 2026, la liste noire AMF compte 1 218 entités. 95 % des dossiers « arnaque trading » que nous traitons concernent un broker de cette liste ou un broker offshore équivalent.

Qu'est-ce que la liste noire AMF ?

La liste noire de l'AMF recense les sites et entités identifiés comme proposant des services d'investissement sans autorisation en France. Contrairement à une idée reçue, y figurer ne signifie pas automatiquement qu'une fraude est prouvée : cela signifie que l'acteur exerce une activité réglementée sans l'agrément requis. En pratique, c'est un signal extrêmement fort.

L'AMF alimente sa liste grâce aux signalements d'épargnants, à sa propre veille et à la coopération avec les régulateurs étrangers. Elle est actualisée environ chaque semaine. La plupart des inscriptions sont définitives - les très rares radiations concernent des entités ayant obtenu un agrément après coup.

La méthode de vérification en 5 étapes

  1. Étape 1 - Ouvrir le site officiel abe-infoservice.fr, service commun AMF / ACPR.
  2. Étape 2 - Aller dans « Protéger son épargne » puis « Les listes noires et mises en garde ».
  3. Étape 3 - Rechercher le nom du courtier, son site web, et son numéro de téléphone de démarchage. Chacun de ces éléments peut être listé séparément.
  4. Étape 4 - Vérifier également sur le REGAFI (regafi.fr), registre officiel des prestataires de services d'investissement autorisés en France. Toute société sérieuse y figure.
  5. Étape 5 - Si le courtier se réclame d'un agrément étranger (FCA UK, CySEC Chypre, BaFin Allemagne), vérifier directement sur le site du régulateur concerné.

Les pièges classiques à éviter

Certains courtiers frauduleux utilisent des techniques sophistiquées pour masquer leur absence d'agrément. Voici les trois plus répandues.

1. L'agrément « Saint-Vincent »

Saint-Vincent-et-les-Grenadines n'exerce aucun contrôle effectif sur les sociétés qu'il immatricule. Un broker qui s'y enregistre n'est soumis à aucune obligation de séparation des fonds clients, de reporting ou d'anti-blanchiment. C'est de loin la juridiction de complaisance la plus utilisée : environ 70 % des brokers que nous poursuivons y sont domiciliés.

2. Le « passeport européen » mensonger

Certains brokers affichent un passeport européen (MiFID) obtenu via un pays ayant des contrôles légers, puis démarchent en France sans notifier l'AMF. Le passeport existe, mais son usage est illégal. Vérifiez systématiquement sur le REGAFI : si le broker n'y apparaît pas en « libre prestation de services », il n'est pas autorisé à démarcher en France.

3. Le clone d'une entité légitime

Des escrocs copient le site web d'un broker légitime sur une URL très proche (ex: « trade-alpari.com » au lieu de « alpari.com »). L'agrément affiché est réel... mais il appartient à l'original. Vérifiez toujours le domaine exact dans la barre d'URL, et comparez le numéro d'agrément avec celui publié sur le registre.

Que faire si vous avez déjà investi chez un broker blacklisté ?

Si vous avez déjà effectué un ou plusieurs virements, agissez vite. Le délai utile de rappel SEPA est de 10 jours ouvrés. Passé ce délai, les leviers se déplacent vers la mise en cause de votre banque (devoir de vigilance) et la saisie conservatoire européenne. La figuration du broker sur une liste noire officielle constitue une preuve aggravante majeure dans ces procédures.

Ne payez aucune « taxe de déblocage »

Si un broker bloqué vous demande de payer des frais fiscaux ou des commissions supplémentaires pour « libérer » vos gains, c'est une arnaque dans l'arnaque. Aucun frais supplémentaire ne doit être versé. Contactez-nous avant tout nouveau paiement.

La vérification, c'est en 2 minutes. La récupération, c'est 6 mois.

Le message central est simple : vérifier un broker sur REGAFI et abe-infoservice.fr prend moins de temps qu'un café. Confier 10 000, 50 000 ou 200 000 euros à un acteur sans cette vérification, c'est se priver d'une protection gratuite et instantanée. Et si vous avez été victime, sachez que la récupération reste possible dans la majorité des cas - nos avocats obtiennent une issue favorable dans 88 à 91 % des dossiers « broker non régulé ».

Questions fréquentes

Comment vérifier si un site est sur la liste noire AMF ?
C'est une vérification gratuite qui prend moins de deux minutes. Ouvrez le site officiel abe-infoservice.fr (service commun AMF / ACPR), allez dans « Protéger son épargne » puis « Les listes noires et mises en garde », et recherchez le nom du courtier, l'adresse de son site et son numéro de téléphone de démarchage : chacun de ces éléments peut être listé séparément. Complétez toujours en consultant le REGAFI (regafi.fr), le registre des prestataires réellement autorisés en France, où toute société sérieuse figure. Faites ce contrôle avant le moindre virement, jamais après.
Qu'est-ce que la liste noire AMF, exactement ?
C'est le recensement, par l'Autorité des marchés financiers, des sites et entités qui proposent des services d'investissement sans l'agrément requis en France. Au 1er janvier 2026, elle compte 1 218 entités ; cette liste est alimentée par les signalements d'épargnants, la veille de l'AMF et la coopération avec les régulateurs étrangers, et actualisée environ chaque semaine. Y figurer ne prouve pas juridiquement une fraude, mais signale un acteur qui exerce une activité réglementée sans autorisation : un signal extrêmement fort. Les inscriptions sont presque toujours définitives, les rares radiations concernant des entités agréées après coup. En cas de doute, ne confiez aucun fonds tant que l'autorisation n'est pas confirmée sur le REGAFI.
Un site non autorisé par l'AMF est-il forcément une arnaque ?
Ça dépend : figurer sur la liste noire signifie que l'acteur démarche sans l'agrément requis, pas qu'une fraude est déjà prouvée. Mais en pratique, c'est un signal d'alerte majeur, et 95 % des dossiers « arnaque trading » que nous traitons concernent un broker de cette liste ou un équivalent offshore. Méfiez-vous des faux arguments de légitimité : agrément à Saint-Vincent-et-les-Grenadines (aucun contrôle réel), « passeport européen » utilisé sans notifier l'AMF, ou clone d'un broker connu sur une URL très proche. Vérifiez systématiquement le domaine exact dans la barre d'adresse et recoupez le numéro d'agrément sur le REGAFI avant tout versement.
Que faire si j'ai déjà investi chez un broker de la liste noire AMF 2026 ?
Agissez vite : le délai utile de rappel d'un virement SEPA est d'environ 10 jours ouvrés. Passé ce délai, les leviers se déplacent vers la mise en cause de votre banque au titre de son devoir de vigilance et vers la saisie conservatoire européenne. La présence du broker sur une liste noire officielle constitue une preuve aggravante majeure dans ces procédures. Surtout, ne versez jamais la moindre « taxe de déblocage » ou commission réclamée pour « libérer » vos fonds : c'est une arnaque dans l'arnaque, à ne jamais payer. Contactez-nous avant tout nouveau paiement.
Puis-je vérifier un courtier qui se réclame d'un agrément étranger comme la FCA ou la CySEC ?
Oui, et c'est indispensable dès qu'un broker invoque un régulateur étranger (FCA au Royaume-Uni, CySEC à Chypre, BaFin en Allemagne). Rendez-vous directement sur le site officiel du régulateur concerné pour confirmer que l'agrément existe et qu'il correspond bien à l'entité qui vous démarche, pas à un homonyme ou à un clone. Un passeport européen affiché ne suffit pas : s'il n'apparaît pas en « libre prestation de services » sur le REGAFI, le courtier n'est pas autorisé à démarcher en France. Dans le doute, ne transférez aucun fonds tant que ces registres officiels n'ont pas confirmé l'autorisation.
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